Surprise au premier tour!
A quelques mois du scrutin présidentiel, les sondages se multiplient déjà, tous moins fiables les uns que les autres. J'ai donc décidé de me livrer, moi aussi, à un exercice de politique fiction…
Nous sommes au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. En ce lundi 23 avril 2007, tous les journaux de France et de l'étranger présentent la même une, à quelques variations près. Tous annoncent avec une même emphase la stupéfiante nouvelle : la France, ou plutôt les Français, ont basculé dans l'extrémisme.
Évidemment, leur stupeur n'a d'égal que leur incompréhension. Comment, figés dans leur pensée unique, les médias pourraient-ils comprendre cette réalité : les Français, tout au moins une majorité d'entre eux, ont rejeté l'establishment politique. Les partis politiques de gouvernement, dans leur course vers le centre, se sont coupé de leur électorat et celui-ci, ne se sentant plus représenté, a décidé de les abandonner. LO et le PCF, discrédités par leur attitude sectaire, ont été laminés avec 2,5% pour LO et 1,5% pour le PCF qui signe, peut-être, là sa disparition.
Et c'est ainsi que le second tour verra s'affronter deux candidats qui affichent clairement leur position à droite et à gauche : Jean-Marie Le Pen et José Bové.
Le 6 mai prochain, les Français choisiront donc entre deux conceptions de la société : solidarité ou repli sur soi. Mais une chose est sûre et certaine : fini les faux-semblants, le choix sera clair et net.