Economie de guerre
Quand on regarde tout ce qui ne marche pas en France, il y a de quoi prendre peur. Education, recherche, santé, culture, justice, police,… tous ces domaines ont besoin d'une réorganisation, mais en premier lieu, tous ont besoin de moyens.
Mais où les trouver ? Le débat déchire les économistes de tous bords. On parle dette, déficit, marge de manoeuvre. Dès qu'un politicien sort une idée plus ou moins nouvelle, ses adversaires l'attaquent sur le coût et le financement. Cela signifie-t-il qu'il n'y a plus rien à faire, qu'à regarder passivement tous nos services publiques se déliter ? Ou bien, devra-t-on continuer la politique actuelle qui consiste à déshabiller Pierre pour habiller Paul, puis à faire l'inverse.
Eh bien non, je ne crois pas à cette fatalité et j'en appelle à une mobilisation générale. J'utilise le mot "mobilisation" à dessein, car quels ont été les moments de l'histoire récente où il n'y avait pas de chômage et où on a vu des nations unies dans un but commun ? Pendant les guerres mondiales ! En effet, qu'il s'agisse d'envahir un voisin ou de s'en défendre, tout le monde se mobilise, toutes les énergies se focalisent sur ce but. Et qu'est-ce qui change dans une économie de guerre :
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On ne se pose plus la question des moyens, on fait ce qu'il y a à faire.
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On définit des buts et on se donne les moyens de les atteindre en mobilisant toutes les ressources.
Bien sûr, il n'est plus question d'envahir quiconque et personne ne songe à nous attaquer. Et pourtant, ne sommes nous pas en guerre ? La misère, l'injustice, le chômage, l'illettrisme, la maladie et les pollutions sont nos ennemis d'aujourd'hui. N'y a-t-il pas là de quoi se déclarer en état de guerre ?