Le Proche-Orient en otage
Ainsi donc, il semblerait que le Proche-Orient soit pris en otage de la campagne électorale. Voici déjà la première polémique sur le sujet. Je ne suis pas sûr que la cause de la paix en profite beaucoup vu la superficialité du débat.
PO : Douste-Blazy met en garde Mme Royal contre des idées "simplistes"
AFP 03.12.06 13h20
Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a mis en garde dimanche la candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, contre des idées "simplistes" au Proche-Orient.
Pour quelqu'un dont on attend encore la première idée, c'est assez gonflé. Le ministre des AE le plus nul de la 5e république ferait mieux de se taire. Mais évidemment, en bon arriviste qu'il est, doux-blabla essaie de se faire bien voir de Sarko qui le méprise profondément.
L'attitude de Ségolène Royal au Liban vis-à-vis du Hezbollah et du Hamas a créé ce week-end une début de polémique dans la classe politique française, plusieurs dirigeants de droite dénonçant des "fautes choquantes" de la candidate socialiste pour 2007.
Vendredi, la candidate socialiste avait rencontré à Beyrouth des députés de la commission des Affaires étrangères du Parlement. Au cours de cette réunion, un député du Hezbollah, Ali Ammar, a déclaré en arabe : "Le nazisme qui a versé notre sang et qui a usurpé notre indépendance et notre souveraineté n'est pas moins mauvais que le nazisme qui a occupé la France". Mme Royal a affirmé peu après que ni elle, ni l'ambassadeur de France, Bernard Emié, n'avaient entendu ces propos.
Mme la candidate et, peut-être, future présidente n'entend que ce qu'il lui plait d'entendre, et ce qui l'arrange. Mais ce n'est pas en niant la réalité du conflit israélo-arabe qu'on va le résoudre. Depuis des années les états occidentaux refusent cette réalité et préfèrent lui substituer une virtualité beaucoup plus confortable. Et pourtant, des Israéliens ont, eux même, dénoncé une dérive fascisante qu'on ne veut pas voir en occident. Je vous renvoie à mon article : Après la guerre.
Mme Royal reste ici dans sa posture habituelle : naviguer entre les divers avis sans prendre clairement position. C'est une posture habile au point de vue électoral. Mais résoudre des problèmes complexes réclame plus que de l'habileté. Cela nécessite des prises de position courageuses. Ici, rien de cela.