Culture économique ou pensée unique ?
M. Breton veut modifier la culture économique en France
Le conseil pour la diffusion de la culture économique (Codice), dont Thierry Breton a confié la présidence à Claude Perdriel, patron du Nouvel Observateur et de Challenges, est lancé officiellement lundi 4 septembre.
Il devra aider Bercy à faire progresser la culture économique dans un pays où elle est sous-développée et où l'économie de marché fait encore débat. Pour ce faire, son président disposera à Bercy d'un site Web, d'un budget et d'une petite équipe d'une quinzaine de personnes, parmi lesquelles figure le délégué général de l'institut de l'entreprise (IDEP), Jean-Pierre Boisivon.
Moi, je traduis cela en : M. Breton veut imposer la pensée unique en France.
Heureusement, il y a déjà de nombreux sites Web qui tentent d'inciter les Français à réfléchir par eux même. Il faut faire progresser la pensée libre, pas la pensée unique, même rebaptisée culture économique.
Cela dit, utiliser l'argent du contribuable pour lui inculquer une idéologie, c'est le retour d'un ministère de la Propagande. La droite n'arrête pas de réinventer le passé tout en appelant cela "Progrès".
Sous la houlette de Jean-Pierre Boisivon, économiste et agrégé en sciences de gestion, qui dirigea dix ans l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), l'Institut mène depuis six ans des actions en direction des 5 000 professeurs de sciences économiques et sociales visant à diffuser la culture de la micro-économie auprès des 200 000 lycéens des filières économiques.
"S'il n'y a plus aujourd'hui que Francis Mer pour penser que les manuels scolaires d'économie sont marxistes, s'amuse M. Boisivon, force est de constater que l'économie enseignée au lycée ne sort guère de la vulgate keynésienne, est très macroéconomique, et donne globalement une vision assez négative de l'entreprise et de la mondialisation."
Quant à penser qu'une vision négative de l'entreprise et de la mondialisation est du simple bon sens, c'est vraiment mesquin. Bon ce n'est pas maintenant que je vais me rééduquer.
Cela dit, le terme "vulgate keynésienne" est très méprisant, ce qui est très injuste pour Keynes qui ne mérite pas cela. Je rappelle quand même que Joseph Stiglitz qui appartient au courant de pensée des "nouveaux keynésiens" a eu le Prix Nobel (en 2001) ce qui n'est pas le cas de M. Boisivon .