Le Quartet avec Israël
Le Quartet réaffirme la nécessité de la reconnaissance d'Israël par le gouvernement palestinien
Le Quartet sur le Proche-Orient (Union européenne, Etats-Unis, Russie, ONU) a réaffirmé, vendredi soir, la nécessaire reconnaissance d'Israël par le prochain gouvernement palestinien d'union nationale.
"En attendant la formation du nouveau gouvernement, le Quartet réaffirme sa déclaration du 2 février dans laquelle elle apportait son soutien à un gouvernement palestinien engagé à renoncer à la violence, à reconnaître Israël et à accepter les accords et les obligations passés, y compris la Feuille de route"
La position des Etats-Unis n'est pas surprenante, mais par contre, que les autres membres du Quartet s'alignent sur celle-ci est scandaleux. Il y a toujours deux poids et deux mesures dans le traitement du problème israélo-palestinien : on exige des Palestiniens qu'ils reconnaissent Israël avant toute négociation, mais on ne demande pas à Israël une quelconque réciprocité.
Quel Israël les Palestiniens devraient-ils reconnaître ? Pourquoi ne pas le dire clairement ? Il y a clairement une expression tabou : la ligne verte. Tout le monde agit comme si le problème des frontières d'Israël n'était pas la question essentielle. C'est aussi pourquoi personne ne dénonce le double langage d'Israël. Et encore une fois c'est aux mêmes que l'on demande de céder.
Il faut bien que tout le monde comprenne que l'on arrivera à une paix durable que par un accord équitable qui respecte les droits des deux parties. Cela passe obligatoirement par le retour d'Israël aux frontières internationalement reconnues, celles de 1967 : la ligne verte.
Tant que les Etats-Unis voudront imposer le point de vue d'Israël avec la passive complicité des autres pays, il n'y aura pas de paix dans cette région du monde.