A la porte
Décidément, Olivier Besancenot adore les portes. On connaissait son goût immodéré pour les portes d'usines en difficulté, on découvre maintenant qu'il ne déteste pas fréquenter les portes de prison puisqu'il compte apporter son soutien à José Bové qui, dit-il, « n'est pas son "adversaire" ». « José risque d'aller derrière les barreaux [...] je serai à ses côtés, j'espère que tout le monde le sera ».
Il est vraiment désolant que l'amour du petit facteur pour les portes ne l'incite pas à franchir celles du pouvoir. Il pourrait y être plus efficace qu'à l'extérieur, mais il risquerait d'y ternir son auréole de défenseur de la classe ouvrière. Ce serait dommage, il a eu tellement de mal à se la fabriquer.
Combien de temps le mythe résistera-t-il à la dure réalité des délocalisations ? A moins, bien sûr, que le mythe ne s'alimente lui même à la fontaine de la mondialisation.