Pêche au Hulot
Dominique Voynet sénatrice Verts de Seine-Saint-Denis et candidate à l'élection présidentielle essaie de racoler Nicolas Hulot dans une tribune publiée dans Libération.
J'ai dit ce que je pensais de Nicolas Hulot dans un article précédent et j'attends toujours une réponse aux questions que j'ai posées à Dominique Voynet. Je dois d'ailleurs à la vérité de dire que j'aurais été étonné d'en recevoir une.
Dominique, tu es pathétique dans ta tentative d'exister :
« candidate des Verts à l'élection présidentielle, (pour ceux qui ne s'en sont pas aperçu) je me suis «naturellement» sentie concernée par ton «pacte écologique».[...]Ce système économique, que l'on pourrait résumer par l'adage populaire «après moi le déluge», il me semble que toi, moi, et des millions de personnes qui, tout autour de la planète, se mobilisent pour une plus juste répartition des richesses, nous n'en voulons plus ![...]Ce système économique a un nom : le libéralisme. ».
Pourtant, quand les verts étaient dans la gauche plurielle, ils cautionnaient sans états d'âme le libéralisme. Et aujourd'hui, pourquoi refusent-ils d'intégrer la candidature unique anti libérale ?
« C'est amusant d'observer le manège des candidats à la présidentielle. Ils ont tous exercé d'éminentes responsabilités, ils ont tous fait, au nom de la science, de l'économie ou de la satisfaction de leurs clientèles, le contraire de ce que tu proposes aujourd'hui. ».
C'est drôle, on dirait presque une autocritique. On se demande bien, au nom de quoi, les verts ont-ils mis leurs convictions dans la poche dans le gouvernement Jospin. Pour l'honneur ou le plaisir d'être dans ce gouvernement ?
« Nicolas, l'heure est venue : ne soyons pas concurrents mais partenaires, prenons chacun notre part du fardeau, pour construire un monde meilleur, de l'intimité de nos maisons aux assemblées générales de l'OMC ! »