Le libéralisme est orphelin
Peu de monde le connaissait dans le grand public. Pourtant il mérite largement une place parmi les plus grands fléaux de l'humanité à côté d'Attila et Hitler, même si on ne pourra jamais décompter ses victimes. D'ailleurs, il n'a jamais tué lui même, il a laissé faire la misère, la faim, la maladie, le désespoir. Cependant, son CV résumé par Le Monde est consternant :
Milton Friedman a d'abord fait des études en mathématiques, puis en économie. En 1946 – l'année de la mort de John Maynard Keynes –, il obtient un doctorat en économie à l'université Columbia de New York.
Il était surtout connu pour avoir fondé, en 1948, l'école de Chicago, une équipe de purs et durs du libéralisme, qui inspira notamment la doctrine économique de plusieurs dictateurs d'Amérique latine. L'un des épisodes les plus controversés de sa vie reste d'ailleurs son voyage au Chili, en 1975, où il avait rencontré le dictateur Augusto Pinochet.
Il obtient la reconnaissance du grand public dans les années 1962-1964, lorsqu'il devient le grand inspirateur de la politique économique de Ronald Reagan, et, indirectement, de Margaret Thatcher.
Je doute personnellement que les victimes de la politique antisociale de Ronald Reagan, et Margaret Thatcher lui en soient beaucoup « reconnaissants ».
Parmi ses idées controversées, il plaidait aussi pour une diminution des dépenses sociales de l'Etat-providence, une privatisation des entreprises publiques et une flexibilité de l'emploi et des salaires – voire la liberté de choix dans le domaine de l'éducation et la libéralisation de la drogue.
Donc pas de quoi prendre le deuil. Et n'oublions pas que ses héritiers sévissent toujours.