Petit César à Washington
LE MONDE 16.09.06
Sur la photo, Nicolas Sarkozy a l'air ravi. Et surpris. L'apparence est trompeuse. La rencontre du 12 septembre avec le président Bush, à la Maison Blanche, a été soigneusement préparée. Et la photo n'a été diffusée qu'après de solides négociations entre Paris, Washington, les ambassades et les conseillers.
Pourquoi déployer tant d'efforts pour se montrer au côté d'un homme qui n'est pas au sommet de sa popularité en Europe ? Dans son discours, M. Sarkozy a donné un élément de réponse. Il ne croit pas à l'antiaméricanisme des Français. La preuve, a-t-il dit, "rien ne les rend plus fiers que de voir un acteur français dans un film américain".
Est-on prêt à mettre à la présidence un gars tellement bête qu'il ne sait pas reconnaître une réaction d'orgueil national et la prend pour un sentiment pro américain.